
Peter Sellers, l’homme qui n’existait pas
Envie de découvrir Peter Sellers autrement ?
Comment un homme peut-il devenir tous les personnages qu’il incarne, au point de perdre sa personnalité ? Cet essai retrace la vie tourmentée de Peter Sellers, génie comique et acteur caméléon,
de ses débuts à la radio britannique jusqu’à son incarnation la plus célèbre, l’inspecteur Clouseau.
Editions Carlotta Films — 10 février 2026 — 9,99 €
Résumé
Qui était Peter Sellers ? Sans doute l’un des plus grands comédiens du monde, puisque Stanley Kubrick l’a dit. Difficile de ne pas croire le cinéaste sur parole : l’acteur était simplement génial en Clare Quilty dans Lolita (1962) et dans trois rôles clés de Docteur Folamour (1964). Au-delà ? Un génie comique, sans aucun doute, surtout devant la caméra de Blake Edwards et ces rôles inoubliables, dans La Party (1968) et toute la série des Panthère rose où il incarna l’inspecteur Clouseau.
Comique génial, caméléon capable de se fondre dans la peau de multiples personnages, Peter Sellers était aussi un homme en quête d’un bonheur qui lui a constamment échappé.
Peter Sellers, l’homme qui n’existait pas nous plonge, en dix chapitres, dans sa vie mouvementée : autant de moments suspendus dans le temps, des plateaux de cinéma à ses multiples mariages, en passant par ses amitiés et ses coups de folie.
Derrière le rire et la virtuosité, se dessine un être fragile, insaisissable, souvent prisonnier de ses propres excès. Un artiste adoré, mais aussi un homme qui, de peur de ne jamais être aimé pour lui-même, s’est effacé derrière ses personnages.
EXTRAIT
Le fils à maman
Peg est un sacré bout de femme. C’est elle qui mène la barque chez les Sellers, même si d’origine juive, elle a dû prendre le nom de son protestant de mari Bill. Descendante d’une lignée d’artistes de music-hall victoriens, elle perpétue l’héritage. Sa mère, Welcome Mendoza, était la fameuse Ma Ray, appelée à la fin du siècle dernier la «reine du spectacle». Elle attirait les badauds avec une attraction qui consistait à plonger des nymphettes dans un réservoir d’eau en verre en leur faisant réaliser toutes sortes de tours. Si on remonte encore plus loin du côté maternel, on trouve Daniel Mendoza, un boxeur célèbre, mais rien de notable chez Bill Sellers, issu de la classe ouvrière du Yorkshire, si ce n’est un certain talent pour le piano et le ukulélé. En 1924, Peg met au monde un enfant mort-né. L’année suivante, elle accouche d’un autre enfant baptisé Richard Henry. Ses parents l’appellent Peter en hommage au disparu. Agé d’à peine deux semaines, Peter est poussé par sa mère sous le feu des projecteurs au son d’un public chantant For He’s A Jolly Good Fellow. Ses pleurs de nourrisson lui valent ses premiers applaudissements.






