
Cocteau Twins, Des punks célestes
Envie de découvrir un groupe culte des années 1980-90 ?
C’est en plein bouillonnement post-punk qu’apparaît un trio écossais comme nul autre : Cocteau Twins. Première biographie du groupe, nourrie de témoignages inédits, dont ceux de Robin Guthrie et Vaughan Oliver.
Camion Blanc — 18 juillet 2013 — 32 €
Résumé
Entre les cris de Siouxsie & The Banshees, les riffs de guitares de Cure, la basse lancinante de Bauhaus et la folie de PIL apparaît un trio écossais comme nul autre : Cocteau Twins.
Du début des années 80 à la fin de la décennie suivante, le groupe développe un son à part, fait de guitares cristallines, d’ambiances tantôt brumeuses tantôt électriques, et de la voix incomparable de l’étrange Elizabeth Fraser, soprano dont le chant inintelligible rendait fous les fans du groupe.
Première biographie des Cocteau Twins, ce livre bénéficie de témoignages récents, dont ceux de Robin Guthrie et Vaughan Oliver, et suit de près l’évolution d’un groupe peu enclin aux compromis, réfractaire à toute mode, qui a su vaincre ses démons.
EXTRAIT
Dans les brumes d’Écosse
Chapitre 1
Grangemouth est une petite ville industrielle de moins de 20 000 habitants située sur la côte Est de l’Écosse. Son emplacement stratégique à l’embouchure de la rivière Forth et de l’estuaire du Firth of Forth a permis à son port de devenir l’un des plus grands du Royaume-Uni. Mais c’est surtout de l’industrie pétrochimique que Grangemouth tire la plus large part de son économie. Entre des champs accolés aux cheminées fumantes des raffineries de pétrole, des immeubles modestes aux toits gris et aux murs beiges se dressent. Les rues les plus « huppées » sont constituées de petites maisons en briques souvent rouges, et de jardins individuels. C’est une ville d’ouvriers, une cité résidentielle sans charme particulier. Grandir dans une telle ville n’a pas dû être drôle tous les jours.
Les trois membres fondateurs de Cocteau Twins sont natifs de Grangemouth. Robin et Will sont nés en 1962, Elizabeth est née l’année suivante, adolescents « punk rock » tous les trois. Très tôt, Robin souffre d’un manque de confiance en soi, accentué par le fait que ses copains peuvent jouer de la guitare correctement, mais pas lui. Son désir de faire partie d’un groupe est trop fort, et à cette période précise (1976-1977), la scène musicale est en plein bouleversement avec l’arrivée du punk qui va durablement les marquer.
Entre 1978 et 1979, pendant leurs années de lycée, Robin et Will se font la main dans plusieurs formations punk, puis montent un premier groupe intitulé The Heat, reprenant des morceaux d’Iggy and the Stooges et jouant leurs propres compositions. Ils commencent à tourner avec d’autres groupes écossais et font notamment la première partie de Simple Minds.
Robin raconte : « Je ne voulais pas aimer les mêmes groupes que mon frère, je voulais être différent. Les groupes que j’écoutais à dix ans n’avaient pas les cheveux longs. Nous écoutions beaucoup de singles, pas d’albums. Notre attention était courte ! »






