
L’Œuvre de John Williams, le chef d’orchestre des émotions
Envie de plonger dans la musique du génial John Williams ?
Comment reconnaît-on une musique de film en quelques notes à peine ? Cet essai décortique l’art du plus grand compositeur hollywoodien, de E.T. à Star Wars.
Third Éditions — avril 2024 — 29,90 €
Version First Print — 34,90 €
Résumé
John Williams est l’un des compositeurs les plus célèbres et célébrés de l’histoire de la musique de film. Sa musique a fait le tour du monde. Véritable génie de l’orchestration et de la mélodie, il a créé les thèmes emblématiques de certains des plus grands succès du septième art : E.T., Indiana Jones, Star Wars, Harry Potter, et bien d’autres.
Son œuvre prolifique s’étend bien au-delà des franchises les plus célèbres auxquelles son nom est associé. Outre ses collaborations avec Steven Spielberg, il a écrit les partitions de dizaines de longs-métrages, brassant quantité d’esthétiques musicales, et produit une œuvre de concert dense et plus expérimentale.
Dans cet essai, Jean-Christophe Manuceau revient en détail sur la carrière de ce compositeur hors du commun, oscarisé à de multiples reprises, et décortique l’ensemble de ses bandes originales.
EXTRAIT
Premiers pas hollywoodiens
Chapitre 1
L’approche romantique et postromantique de la musique de film a été progressivement balayée dans les années 1950 par l’introduction de dissonances, de textures polyphoniques, d’écriture modale et d’atonalité dans les scores de Bernard Herrmann, Miklós Rózsa, Leonard Rosenman et Jerry Goldsmith. De l’autre côté du spectre, ce sont les sons pop et jazz qui envahissent les partitions de compositeurs tels David Raksin, Elmer Bernstein, Johnny Mandel et Henry Mancini, voire des sonorités électroniques comme dans Planète interdite en 1956. Dans les années 1960-1970, le son classique de l’âge d’or hollywoodien est balayé par des éléments rock, folk, soul, une tendance qui va encore s’affirmer avec le recul de popularité des comédies musicales classiques et l’influence du funk, de la soul et du disco dans les années 1970.
Comment Williams navigue-t-il dans cet univers changeant ? Nous allons nous intéresser aux différentes facettes de son travail pendant cette première période de sa carrière, menée tout d’abord sous l’influence de Henry Mancini, puis en prenant en exemple un score très iconoclaste, celui d’Images de Robert Altman (1972).






